Sommeil paradoxal
Le sommeil paradoxal est une phase de sommeil caractérisée par une activité cérébrale intense proche de l’éveil, une paralysie musculaire temporaire et des mouvements oculaires rapides — c’est la phase durant laquelle on rêve, mais aussi celle où le cerveau consolide les apprentissages moteurs et techniques acquis à l’entraînement. Pour les trailers, elle est aussi précieuse que le sommeil lent profond.
Le sommeil paradoxal représente environ 20 à 25 % du temps de sommeil total. Il survient principalement en fin de nuit, dans les derniers cycles de sommeil, ce qui explique pourquoi les nuits écourtées le matin le suppriment disproportionnellement. Se lever 1 heure plus tôt pour s’entraîner prive d’une partie importante de cette phase essentielle.
En sport, son rôle dans la mémorisation procédurale est bien documenté. C’est pendant le sommeil paradoxal que le cerveau consolide les gestes techniques appris à l’entraînement : la technique de descente, le placement des bâtons, la gestion de l’effort en côte. Un geste appris dans la journée est mieux ancré le lendemain si la nuit a été complète.
Le sommeil paradoxal joue aussi un rôle dans la régulation émotionnelle. Des études montrent qu’il aide à « désamorcer » les expériences stressantes, ce qui explique pourquoi une mauvaise nuit avant une course — qui réduit ce sommeil — amplifie souvent l’anxiété pré-compétitive. Préserver ses dernières heures de nuit est donc doublement important dans les jours précédant un objectif.
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