Fracture de fatigue
La fracture de fatigue est une lésion osseuse partielle provoquée non par un choc unique mais par l’accumulation répétée de contraintes mécaniques sur un os qui n’a pas eu le temps de s’adapter — c’est l’une des blessures les plus fréquentes chez les coureurs d’endurance qui augmentent trop vite leur volume d’entraînement. Elle touche principalement le tibia, le pied (métatarses), le péroné et, plus rarement, le sacrum.
La fracture de fatigue se distingue d’une fracture traumatique par son installation progressive. Elle débute par une douleur diffuse localisée sur l’os, d’abord uniquement à l’effort, puis au repos. À ce stade, un arrêt de l’entraînement et une prise en charge précoce permettent une guérison en 4 à 8 semaines. Si elle est ignorée, la fracture peut se compléter et nécessiter une immobilisation totale de plusieurs mois.
Les facteurs de risque principaux sont une augmentation trop rapide du kilométrage, un manque de récupération, une alimentation insuffisante en calcium et en vitamine D, et une sarcopénie sous-jacente qui fragilise le tissu osseux. Les femmes sont globalement plus à risque, notamment en cas de déficit hormonal ou calorique.
La règle de progressivité — ne pas augmenter le volume de plus de 10 % par semaine — est le principal rempart contre les fractures de fatigue. Le renforcement musculaire régulier protège également les os en renforçant les muscles qui les entourent et absorbent une partie des chocs.
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