Aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés sont des produits industriels dont la composition a été profondément modifiée par des procédés technologiques — ajout d’additifs, d’arômes artificiels, de conservateurs, d’émulsifiants, d’huiles hydrogénées — qui les distinguent radicalement des aliments bruts ou peu transformés et qui favorisent l’inflammation dans l’organisme. Pour les trailers, les limiter est l’une des meilleures décisions nutritionnelles à long terme.

La classification NOVA, utilisée par les chercheurs en nutrition, divise les aliments en quatre groupes selon leur degré de transformation. Les aliments ultra-transformés (groupe 4) incluent les chips, biscuits industriels, céréales sucrées, charcuteries reconstituées, sodas, plats préparés et la plupart des snacks de supermarché. Leur composition nutritionnelle est souvent déficiente en micronutriments essentiels malgré leur densité calorique élevée.

L’inflammation chronique de bas grade associée à leur consommation régulière est un facteur aggravant pour les blessures de surcharge en trail. Les tendons, ligaments et cartilages ont des besoins nutritionnels précis pour leur renouvellement — des besoins que l’alimentation ultra-transformée ne couvre pas et que des apports en oméga-3, vitamines C et E et protéines de qualité satisfont bien mieux.

En pratique, Mathieu Blanchard, Théo Detienne et Sylvaine Cussot s’accordent sur le même conseil : privilégier les aliments bruts ou peu transformés (œufs, légumes, fruits, céréales complètes, oléagineux, légumineuses), cuisiner soi-même quand c’est possible, et réserver les produits industriels aux occasions exceptionnelles plutôt qu’à l’alimentation quotidienne.

Retrouvez tous les termes dans le lexique de la course à pied et du running.

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