Hypoxie
L’hypoxie est un état de manque d’oxygène dans les tissus de l’organisme, provoqué en altitude par la raréfaction de l’air — c’est ce stress physiologique qui déclenche les adaptations bénéfiques recherchées par les sportifs lors des stages en montagne, mais qui peut aussi devenir dangereux s’il dépasse les capacités d’adaptation du corps. La distinction entre hypoxie bénéfique (stimulante) et hypoxie pathologique (dangereuse) se joue essentiellement sur l’altitude et la durée d’exposition.
À mesure qu’on monte en altitude, la pression atmosphérique diminue. L’air contient toujours 21 % d’oxygène, mais la pression partielle de ce dernier baisse, ce qui réduit la quantité d’oxygène qui pénètre dans le sang à chaque inspiration. Le corps détecte ce déficit et active ses mécanismes de compensation : accélération du rythme cardiaque et respiratoire dans un premier temps, puis production d’érythropoïétine pour augmenter le nombre de globules rouges sur le moyen terme.
La zone d’hypoxie utile pour le trail se situe entre 1800 et 2300 m d’altitude. En dessous, le stimulus est insuffisant pour déclencher les adaptations souhaitées. Au-delà, la demande énergétique liée à l’adaptation devient contreproductive et nuit à la qualité de l’entraînement. L’efficacité optimale s’observe après 10 à 14 jours d’exposition continue, ce qui rend les séjours de moins d’une semaine peu pertinents sur le plan physiologique.
Au-delà de 3000 m, l’hypoxie peut évoluer vers le mal aigu des montagnes, une pathologie qui nécessite une descente immédiate.
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