Pression de sommeil

La pression de sommeil est le besoin physiologique de dormir qui s’accumule progressivement au fil des heures d’éveil, régulé par l’adénosine, une molécule qui s’accumule dans le cerveau et rend le sommeil de plus en plus profond et réparateur quand on la laisse monter suffisamment haut. C’est l’un des deux piliers biologiques qui régissent le sommeil, avec l’horloge circadienne.

Plus on reste éveillé longtemps, plus la pression de sommeil est forte, et plus l’endormissement sera rapide et le sommeil profond. À l’inverse, une sieste en cours de journée réduit cette pression et peut retarder ou fragmenter le sommeil nocturne. C’est pourquoi les spécialistes recommandent de ne pas faire de sieste après 16h si on a des difficultés d’endormissement le soir.

La caféine fonctionne en bloquant temporairement les récepteurs à l’adénosine — elle ne supprime pas la fatigue, elle la masque. Quand l’effet s’estompe, la pression de sommeil accumulée revient d’un coup, souvent plus forte. C’est le fameux « crash » après un café de fin d’après-midi.

En ultra-trail, comprendre la pression de sommeil aide à planifier les siestes stratégiquement. Résister au sommeil pendant les phases nocturnes les plus difficiles (3h-5h du matin) augmente la pression et garantit que la sieste suivante, même courte, sera profondément récupératrice. C’est une technique utilisée par les navigateurs solitaires et désormais par les trailers d’élite comme Mathieu Blanchard.

Retrouvez tous les termes dans le lexique de la course à pied et du running.

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