Pacing
Le pacing est la gestion de l’allure tout au long d’une course — savoir à quelle vitesse partir, comment distribuer ses efforts dans le temps et quand accélérer — c’est l’une des compétences les plus déterminantes pour réussir un trail ou un marathon, bien plus souvent négligée que la condition physique elle-même. Partir trop vite est systématiquement identifié par les trailers élite comme l’erreur numéro un des coureurs amateurs.
Un mauvais pacing se paye toujours. L’adrénaline du départ, la pression du groupe et l’enthousiasme général poussent naturellement à partir plus vite que prévu. Les 10 secondes « gagnées » au kilomètre dans les premiers tiers de course se paient souvent en minutes perdues dans le dernier tiers, quand les réserves de glycogène s’épuisent et que les muscles saturent en acide lactique.
La stratégie du negative split — courir la deuxième moitié de course plus vite que la première — est celle adoptée par la grande majorité des meilleurs coureurs. Elle nécessite une vraie discipline au départ, notamment de résister à l’envie de suivre ceux qui partent trop vite et qui passeront inévitablement derrière dans la dernière heure.
En trail, le pacing intègre aussi le dénivelé. L’effort perçu est un meilleur guide que l’allure au kilomètre sur terrain varié. Mathieu Blanchard résume bien : rester dans une zone d’effort stable plutôt que de s’accrocher à une vitesse cible. Sur ultra, la marche-course est souvent la stratégie de pacing la plus efficace en montée.
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