Live high, train low
Le « live high, train low » (vivre en altitude, s’entraîner en bas) est une méthode d’optimisation des stages en altitude qui consiste à résider et dormir à haute altitude pour bénéficier des adaptations physiologiques, tout en réalisant les séances d’entraînement à une altitude moindre pour maintenir la qualité et l’intensité des efforts. C’est la stratégie validée scientifiquement comme la plus efficace pour augmenter la masse de globules rouges et la VO2 max sans dégrader les performances à l’entraînement.
La logique de cette méthode est simple : l’acclimatation à l’altitude se fait principalement au repos, notamment la nuit. C’est pendant les heures de sommeil que l’organisme sécrète le plus d’érythropoïétine et construit ses adaptations. En revanche, s’entraîner trop haut dégrade la qualité des séances — l’essoufflement prématuré empêche d’atteindre les intensités nécessaires au développement de la VMA et du seuil lactique.
Une étude de 1997 sur des coureurs de haut niveau ayant séjourné quatre semaines à 2500 m en s’entraînant à 1250 m a montré une augmentation de la VO2 max d’environ 5 % et de la masse de globules rouges de 9 %, avec une amélioration significative des performances sur 5000 m. Ces résultats n’ont pas été observés dans le groupe qui s’entraînait à la même altitude qu’il vivait.
Les biathlètes français, par exemple, utilisent des chalets hypoxiques à basse altitude qui reproduisent artificiellement une atmosphère de 2000 m pendant le sommeil, leur permettant de s’entraîner à l’extérieur dans l’air réel à moindre altitude.
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