Mur du marathon

Le mur du marathon est la défaillance soudaine et brutale qui survient généralement autour du 30e kilomètre chez les coureurs dont les réserves de glycogène sont épuisées, provoquant une baisse drastique de l’allure, une fatigue musculaire intense et parfois une désorientation mentale. En trail, son équivalent peut survenir à des moments variés selon le profil du parcours et la stratégie nutritionnelle adoptée.

Le mur n’est pas une fatalité. Il résulte presque toujours d’une combinaison de trois facteurs : une allure de départ trop élevée qui vide les stocks de glycogène plus vite que prévu, une alimentation insuffisante pendant la course et une recharge glucidique pré-course incomplète. Les coureurs expérimentés qui gèrent correctement ces trois paramètres ne « tapent pas le mur » — ils ralentissent progressivement mais sans effondrement brutal.

La prévention repose sur trois piliers. D’abord, partir à une allure raisonnable, légèrement en dessous de l’allure cible dans le premier tiers de course. Ensuite, s’alimenter régulièrement dès le départ — toutes les 20 à 30 minutes — sans attendre la sensation de faiblesse. Enfin, maximiser les stocks de glycogène dans les 3 jours précédant la course via une recharge glucidique progressive.

En trail, le mur peut aussi prendre une forme psychologique plus qu’énergétique, notamment lors des passages de nuit sur ultra, où la fatigue nerveuse et le manque de sommeil amplifient toutes les sensations négatives.

Retrouvez tous les termes dans le lexique de la course à pied et du running.

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