Caféine en compétition
La caféine est un stimulant naturel présent dans le café, le thé, certaines boissons énergétiques et de nombreux gels de nutrition sportive, qui améliore la vigilance, retarde la fatigue perçue et facilite la mobilisation des lipides comme source d’énergie lors des efforts longs — elle a longtemps figuré sur la liste des substances interdites avant d’en être retirée en 2003 faute de seuil universel définissable. En trail, c’est aujourd’hui l’une des aides légales les plus utilisées.
La caféine agit principalement en bloquant les récepteurs à l’adénosine dans le cerveau, réduisant ainsi la sensation de fatigue. Elle stimule également le système nerveux central, améliore la concentration et, lors d’efforts longs comme les ultra-trails, facilite la lipolyse en favorisant l’utilisation des graisses comme carburant, économisant ainsi le précieux glycogène.
La raison de son retrait de la liste des substances interdites est pratique : la métabolisation de la caféine varie considérablement d’un individu à l’autre selon les génotypes enzymatiques. Définir un seuil urinaire universel au-delà duquel la caféine est « dopante » était impossible sans créer des injustices entre métaboliseurs rapides et lents.
En pratique trail, la caféine se consomme sous forme de café, de gels enrichis ou de gélules (environ 80 mg par unité). L’effet optimal se situe généralement entre 3 et 6 mg par kilo de poids corporel. Au-delà, les effets négatifs dominent : tremblements, palpitations, troubles digestifs et anxiété. Les non-consommateurs habituels de caféine y sont bien plus sensibles que les buveurs réguliers de café.
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