Seuil anaérobie

Le seuil anaérobie est l’intensité d’effort à partir de laquelle l’organisme ne parvient plus à éliminer suffisamment vite l’acide lactique produit par les muscles, provoquant une accumulation progressive de fatigue qui finit par imposer un ralentissement. En trail, comprendre et travailler autour de ce seuil est essentiel pour optimiser ses performances sur des distances allant du 10 km à l’ultra.

En dessous du seuil anaérobie, l’effort est soutenable sur une longue durée — c’est la zone de la zone 2 et du tempo. Au-dessus, la dette de lactate s’accumule rapidement et l’effort ne peut pas être maintenu longtemps. Ce seuil correspond approximativement à l’allure tenue sur une course de 10 km pour un coureur bien entraîné, soit environ 80-85 % de la VMA.

En pratique, les séances dites « seuil » visent à s’entraîner juste autour de cette intensité, sur des durées de 15 à 30 minutes en continu ou sous forme de blocs répétés. Elles développent la capacité du corps à tolérer et à évacuer l’acide lactique plus efficacement, repoussant progressivement ce seuil vers des vitesses plus élevées. C’est l’une des formes d’entraînement les plus rentables pour progresser en endurance.

Pour un coureur de trail, travailler le seuil anaérobie permet notamment d’améliorer son allure sur les montées soutenues et de mieux résister dans la deuxième moitié des courses longues, là où la fatigue musculaire et métabolique commence à peser.

Retrouvez tous les termes dans le lexique de la course à pied et du running.

Oh bonjour 👋
Ravi de vous rencontrer.

Inscrivez-vous pour recevoir à chaque instant du contenu dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.